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A la découverte de l'île aux serpents



10 Février 2018 - 13:30

Nichée au cœur de la Madeleine, l’île aux serpents attire et étonne par son caractère envoûtant.
L’évocation de son nom fait automatiquement songer à un type de population, on ne peut moins familier. Un préjudice à mettre sur le compte du langage populaire qui déforme et défait souvent les réputations.
Peu connue du grand public, l’île regorge néanmoins d’énormes atouts qui imposent sa singularité. Rassurez-vous, vous n’aurez pas besoin d’anti-venin pour visiter ce superbe jardin qui s’étend sur 45 hectares, théâtre d’une scène unique célébrant le caractère suprême de la nature.


Origine du nom

Le langage populaire fait état d’une île aux serpents participant sans doute à l’impopularité de cet endroit qui inspire froid au dos chez la majeure partie des autochtones. Ce havre de paix a longtemps subi les préjudices linguals qui ont savamment amoché sa réputation.

En lieu et place de l’île aux serpents, comprenez et surtout retenez bien îlot Sarpan qui n’est nul autre que le nom d’un sergent rebelle de l’armée française hostile à l’autorité et déporté sur l’île en guise de sanction.

Des informations attestent que ce dernier aurait ensuite émis le souhait d’y rester éternellement, requête qui lui sera favorablement accordée.

Donc, contrairement à l’impression qu’elle donne, l’île n’est pas peuplée par des reptiles - bien au contraire ils y sont quasi inexistants - mais plutôt d’oiseaux, principalement des phaétons communément appelés paille-en-queue et les cormorans dont les fientes colorent les sommets des rochers.

Sa flore gicle sur un tapis de rocs pour participer au décor et offrir une touche de verdure.
 


Portrait d'un paradis à l'état sauvage

Avec son caractère rugueux et son aspect isolé, l’île réussit superbement le dialogue entre quiétude et atmosphère rebelle.
Déclaré Parc national depuis 1976, soit 27 ans après sa mise sous protection par les autorités sénégalaises, l’archipel de la Madeleine envoûte ses invités par sa singularité.
Très accessible, vous n’aurez besoin que d’une dizaine de minutes pour vous y rendre en pirogue depuis l’embarcadère de la baie de Soumbédioune d’où il vous est possible d’apercevoir ce petit lopin de terre qui s’agrandit petit à petit, à mesure que vous vous en approchez, pour dresser ses barrières de rochers.

L’ilot ouvre ses portes sur la crique Hubert d’où les pirogues font leur entrée.

Sur l’île, s’épanouissent différents types d’oiseaux en l’occurrence les cormorans, les faucons pèlerins, les balbuzards pêcheurs, les corbeaux pies et les paille-en-queue, etc., déclarés espèces rares et protégées établissant leurs nids dans les grottes, des zones habituellement interdites durant la période de nidification comprise entre mars et septembre.

Ne vous laissez pas amadouer par la teinte jade de son eau qui emprisonne en son sein une vaste population halieutique constituée notamment de méduses, de petits poissons colorés ainsi que d'oursins.



En dehors d’une faune kaléidoscopique, l’îlot propose un parc végétal animé par plus d’une centaine d’espèces dont un champ de baobabs nains qui s’étend à perte de vue et qui, dans bien des cas, offre aux oiseaux un cadre idéal pour la nidification.

 

Quelques règles à suivre sur l'îlot Sarpan

Si certains évoquent la convocation du merveilleux et de la légende concernant les règles édictées par l’îlot, il est urgent de constater que d’innombrables “arguments” viennent consolider la thèse d’une présence spirituelle dans l’île.

Il s’agirait de Leuk Daour Mbaye, génie protecteur de la presqu’île du Cap vert retranché dans ce havre de paix, qui soumet ses visiteurs à une batterie de règles parmi lesquelles l’interdiction formelle de parler à vive voix mais aussi de s’aventurer sur les lieux au-delà de 18 h, ainsi qu’à la loi de la nature.


En guise d’illustration, la “Madeleine”, bateau espagnol et éponyme de l’archipel, aurait subi les affres du génie lors de son exercice de traçage des côtes ouest-africaines.
Un autre navire espagnol dénommé “Almadabra Uno” échouera sur ses flancs en 2013.

Et comme si cela ne suffisait pas, la civilisation n’embarquera pas avec vous, car dans cet îlot, le réseau y est quasi inexistant comme pour dire que le propriétaire des lieux n’adhère à aucun opérateur pour communiquer et dompter la nature toute acquise à sa cause.
 

Certains penseurs vous diront que l’homme est un homo faber et qu’il transforme et adapte son milieu à son goût.
C’est ce qu’a vainement essayé le premier occupant des lieux avec un projet de construction d’une cabane jamais achevée. Et, toujours selon la légende, Leuk Daour aurait opposé son veto en interdisant formellement au prisonnier français d’élever trop hauts ses murs mais c’était sans compter sur l’entêtement de ce dernier.

Alors, simple coïncidence ou triomphe de la nature sur l'homme, il convient de souligner que ce projet inachevé continue d'attirer, grâce à son caractère historique, la curiosité des visiteurs des lieux.
 

INFOS PRATIQUES

  • Lieu d’embarquement: Parc national des îles de la Madeleine situé sur la corniche Ouest entre la baie de Soumbédioune et la Cour Suprême
  • Horaire : 9 h - 17 h
  • Durée de la visite: 4 heures maximum
  • Tarif de la traversée : 5000 F par personne
  • Entrée du parc : 1000 F par personne
  • Guide : 5000 F par groupe
  • Parasol (optionnel) : 2000 F

 
Pour plus d’informations, vous pouvez joindre la direction du parc des îles de la Madeleine au :
33 821 81 82



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