I Love Sénégal
Instagram
Facebook
Twitter
YouTube
LinkedIn
Menu
I Love Sénégal
Facebook
Instagram
Twitter
YouTube
LinkedIn

Delta du Saloum, merveille naturelle



11 Avril 2018 - 18:41

S’étendant sur 334 000 hectares subdivisés en 9 forêts classées, deux réserves naturelles, deux aires maritimes protégées et de 76 000 ha de parc naturel, le Delta du Saloum abrite une biodiversité impressionnante.


Avec une flore dominée essentiellement par des mangroves, fromagers, baobabs et palétuviers s’abreuvant dans une eau saumâtre, le Delta du Saloum constitue un véritable abri paradisiaque pour une multitude d’espèces d’oiseaux qui s’y épanouissent.

La répartition géographique de sa population est orchestrée par ses trois bras majeurs à savoir le Saloum au nord qui s’étend sur 110 km de long, le Bandiala, plus petit de 18 km de long au sud, et le Diombos niché entre les deux premiers et mesurant près de 30 km.

Plus de 200 îles et îlots sont dénombrés dans le Delta du Saloum et servent d’espace de vie et de travail à une population humaine assez fragile dont les activités principales varient entre pêche et cueillette de coquillages.
Cet écrin n’en finit plus de séduire par sa beauté à l’état sauvage.

 

Un patrimoine ethnoarchéologique exceptionnel

Si l’Egypte étonne par ses pyramides, le Delta du Saloum peut concourir grâce à ses amas de coquilles pour assurer sa place au panthéon des curiosités d'antan !

L’interrogation de ses derniers permet une compréhension poussée de plus de deux millénaires de présence humaines sur les lieux.
Constitués en général de coquilles de bivalves et de gastéropodes, certains de ces trésors archéologiques ont fait d'ailleurs l’objet de fouilles approfondies.

Tombe de chef Sérère
Tombe de chef Sérère
Le recyclage de ces vestiges archéologiques a permis aux différents occupants des lieux d’élaborer des sites funéraires et des nécropoles.

On dénombre en tout près de 28 sites funéraires.
L’élaboration de ces derniers renseigne sur l’aspect culturel, à la limite cultuel, des populations locales au cours des temps.
Cette région enclavée du Sénégal a abrité diverses ethnies, les plus en vue étant les Socés et les Sérères.

Chez les premiers nommés, le terme "Podom" a été utilisé bien avant même le XI siècle après J.C., pour désigner ces tumulus. La tradition des tumulus sera perpétuée par les Sérères qui en changeront néanmoins le nom.
 

Les aléas du temps et du climat mais aussi l’avènement des croyances nouvelles (Islam et Christianisme) ne semblent pas triompher de ses désormais nommés "Lombs" (appellation sérère des tumulus) qui continuent jusqu’à nos jours de participer au décor du Delta.

Cependant il conviendra de noter que, même si l'ethnie sérère triomphe sur ce paradis amphibien, elle n’en demeure pas moins influencée par les différents peuples rencontrés poussant même certains à évoquer l’idée d’un brassage ou métissage culturel entre les peuples du Delta du saloum dont le dénominateur commun serait bien ces sites funéraires.

 

Un ballet ornithologique

En Afrique de l’Ouest, vous ne trouverez que deux sites recevant plus d’oiseaux que le Delta du Saloum: il s’agit du Banc d’Arguin en Mauritanie et du parc Djoudj de Saint-Louis, lui aussi au pays de la Téranga.

Au Delta du Saloum, vous trouverez une vingtaine d’îles dont une spécialement dédiée aux oiseaux garantissant des conditions d’une hibernation extraordinaires.
S'y donne rendez-vous une avifaune excessivement dense composée de près de 650 espèces à l’instar des limicoles et de la Sterne royale, espèce sévèrement menacée d’extinction, dont le quart de sa population mondiale a élu domicile dans le Delta !

Tout un ballet s’y déroule avec à la clef des chorégraphies riches en couleurs.

Les touristes qui visitent ces lieux restent émerveillés par les vols spectaculaires des oiseaux tels que les limicoles mais aussi les hérons, les pélicans, les aigrettes et les cormorans, les marins pêcheurs…

 


Un trésor universel

En 2011, le Delta du Saloum a été inscrit sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Une distinction de taille pour cette partie du pays dont les atouts géographiques et bioclimatiques offrent de solides gages pour un développement durable.
 


Un compromis entre l’homme et la nature

Sur le Delta du Saloum, le développement humain y est présent même s'il semble fragile. Les habitants de cette zone vivent essentiellement de pêche et de cueillette.
 

En majeure partie sérères, les populations de ces îles du Saloum pratiquent la pêche traditionnelle à l’aide de pirogues et de filets, l'un des poumons économiques de la Région.

A côté de la pêche, une autre activité plus célèbre est pratiquée sur les îles du Saloum: il s’agit du ramassage de coquillage. Cette activité est principalement menée par les femmes.

Ces dernières perpétuent une tradition vieille de plusieurs milliers d’années.
Une activité fructueuse qui fait des îles du Saloum l’un des premiers producteurs de fruits de mer du pays !


Soulignons tout de même que ces activités sont régies par un ensemble de codes ou règles. Elles ont été établies et épousées par les populations estuariennes afin de rétablir ou préserver l’équilibre de l'éco-système.

Ainsi, certaines zones des mangroves sont interdites d’exploitation, ce pour des durées variables, dans le dessein de préserver et d’assurer la pérennité des richesses halieutiques.
 

Un secteur touristique balbutiant


Dans une logique de développement du Delta du Saloum, les autorités en charge du site envisagent des actions répétés visant à promouvoir la destination Delta du Saloum dans monde entier.

Et, au vu des innombrables atouts dont regorge le Delta du Saloum, il est paradoxal qu’il peine jusqu'alors à être connu du grand public.

Les facteurs sont multiples. Le premier semble être le déficit d’infrastructures hôtelières pouvant abriter les touristes.
En lieu et place d'hôtels ou d'hébergement professionnels, les “abris clandestins” et autres maisons meublées qui encouragent l’anarchie dans ce secteur sont dénoncés par la Municipalité.

Des projets phares sont en cours de réalisation dont la construction d’un Hôtel dernière génération comportant toutes les commodités pour accueillir les touristes du monde entier.

Cette activité touristique doit, dans un cadre raisonné, participer ainsi à la promotion de ce paradis amphibie !

 




Lu 456 fois

Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 14 Novembre 2018 - 15:45 A la découverte des merveilles de Lompoul


Partager le site
Facebook
Twitter