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Excursion au parc national du Niokolo-Koba



28 Juin 2018 - 13:45

Logé dans la région de Tambacounda dans le sud-est du Sénégal à 600 km de Dakar, le Parc du Niokolo-Koba est la plus grande réserve naturelle du Sénégal.

Ses 913 000 hectares de superficie hébergent une biodiversité hallucinante constituée d’animaux terrestres : l’élan de Derby (la plus grande des antilopes d’Afrique), une communauté massive d’éléphant, le chimpanzé, le lion, le léopard mais aussi une richesse ornithologique estimée à quelque 360 espèces ainsi que des reptiles et amphibies.


L'équivalent d'une "quinzième" région pour le Sénégal !

Avec sa grande superficie, le parc de Niokolo-Koba est réputé pour sa biodiversité grâce son écosystème exceptionnel typique de la région soudano-guinéenne.

Une configuration unique constituée notamment de forêts-galeries (longeant les rives des rivières et fleuves), des forêts sèches et denses, de pentes et collines rocheuses de savanes herbacées inondables, des mares, de claires à sous-bois, et de Bowés dénudés dont l’hydratation est prise en charge par les grands cours d'eau de la zone : Gambie, Sereko, Niokolo, Koulountou.

C'est ainsi par une combinaison de facteurs que ce site semble être taillé spécialement pour une population d'animaux sauvages.

 


Une population faunique de taille XXL

La taille du Parc n'est donc pas définie par hasard: elle reflète le type de population faunique qu’elle abrite !

En effet, ce site est le bastion d’une importante population des plus grands fauves. Dans le parc Niokolo-Koba s’épanouit une communauté d'une centaine de lions cataloguée comme étant la plus imposante de toute l’Afrique.

A côté de ces carnivores se signale un autre groupe cette fois-ci herbivores mais avec la même réputation d’être les plus grandes dans le continent africain: il s’agit des Elans de Derby de la famille des antilopes.
Il faut signaler l’existence d’une importante collectivité d’éléphants.
Ces deux dernières communautés se développent sur le Mont Assirik culminant à 311 mètres.

Viennent s’ajouter près de 70 espèces de mammifères, 329 espèce de volatiles, 20 espèces d’amphibiens et 36 espèces de reptiles.

 


Le dernier bastion de l’Elan de Derby, la plus grande antilope du monde

L'Elan de Derby est un animal imposant: le poids d’un mâle adulte peut dépasser une tonne et peut mesurer jusqu’à 180 cm au garrot. Son pelage gris beige est rayé verticalement de fines rayures blanches. Ses cornes sont grandes et divergent à la base en formant des vis en spirale, ainsi, les cornes du mâle sont plus grands que celles des femelles avec un chevron brun et des poils raides sur le front.

Excursion au parc national du Niokolo-Koba
Réputée comme étant l’une des plus majestueuses et des plus belles espèces d’antilopes dans le monde, la plus grande antilope du monde est menacée d’extinction.
Cette menace est liée au braconnage qui sévit dans le parc de Niokolo-Koba où s’épanouissent près de 200 spécimens.

Dans le cadre de la sauvegarde et la pérennisation de l’espèce en Afrique et dans le monde, des programmes de protection sont développés.

L’initiative vient du Ministère de l’environnement de la République Tchèque. En collaboration avec l’Etat du Sénégal, il tente de sauver cette superbe espèce.
Le programme existe depuis plus d’une quinzaine d’années et est constitué de jeunes femmes étudiantes et scientifiques enthousiastes et passionnées.
Leur mission consiste à sensibiliser largement le public sénégalo-tchèque sur la question de la préservation de cette espèce menacée d’extinction.

Dans le même sillage, la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal (DPNS), en étroite collaboration avec la société pour la protection de l'environnement et de la faune, avaient procéder à une expérience visant à capturer des élans de Derby dans le parc de Niokolo-Koba pour les déplacer dans la réserve de Bandia.

Une initiative hautement salutaire: elle porte ses fruits car, aujourd’hui, ils sont près de 80 individus à s’épanouir en mode semi-captivité dans ladite réserve.

 

Des efforts en suivi écologique

La vie au sein du parc de Niokolo-Koba est marquée par les différentes installations entreprises par les autorités en charge du parc.
Pour l’occasion, des pièges photographiques sont pointés un peu partout dans la zone afin de suivre la mobilité de sa population ainsi que l’évolution de sa démographie.

Les clichés issus de ces prises sont étudiés par des logiciels de dernières génération.

A côté de cela, il faut ajouter le suivi en point fixe des animaux qui se regroupent au bord des mares et autres points d’eau mais aussi en véhicule.

De vastes efforts renforcés notamment par la formation et l’équipement des agents en matière de suivi écologique sont à ajouter dans ce registre.
Ces derniers sont dotés de la toute dernière technologie en domaine de surveillance telle que Cybertracker et Smart.

 

Un patrimoine universel en danger

Sur les 7 biens que compte le Sénégal sur la précieuse liste du patrimoine mondial de l’Unesco, le Parc de Niokolo-Koba est de loin le plus imposant et le plus peuplé.

Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1981, le parc est aujourd’hui sérieusement menacé par l’activité de braconnage sur les éléphants. C'est pourquoi il a intégré en 2007 la liste du patrimoine mondial en péril.

En plus de ce fléau, le projet de construction d’un barrage entre Niokolo-Koba et la Gambie pourrait compromettre sérieusement l’existence de la population du parc et sa richesse écologique.

L’activité humaine est bien souvent à l’origine de certains dégâts comme les feux de brousses. Provoqués en général par des braconniers ou des passants, ces derniers constituent une vraie préoccupation pour les gestionnaires du parc.

Le dernier en date s’est produit au mois de février passé réduisant en cendres près d’une dizaine de cases, un préau de réceptif et un restaurant.
Un désastre considérable que les autorités en charge de la gestion du parc sous la direction du commandant Mallé Guèye on estimé à hauteur de 10 000 000 de F CFA. A l’exemple du parc de Djoudj, celui de Niokolo koba est menacé d’envahissement par les populations alentours en forte croissance.

Une batterie d'inquiétudes qui pousse les autorités à envisager des plans d’aménagement adéquats dont l’organisation de feux précoces, le désherbage, le remblai de certaines pistes afin de garantir une meilleure mobilité aux touristes et une meilleure conservation de ce bien inestimable.





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