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La crise des valeurs de la société sénégalaise



Idrissa
6 Mars 2018 - 12:20

La société sénégalaise est malade.

La ruée vers les albinos, la récurrence de la profanation des tombes et la disparition des enfants en sont une illustration parfaite.
Soyons vigilants et condamnons tous ensemble ces pratiques inhumaines et dégradantes !


SOS contre la discrimination, la diabolisation et la persécution des albinos vivant au Sénégal


Des sénégalais, d’aucune moralité, imbus de pouvoir et en quête de richesses de ce monde, ne cessent de persécuter leurs semblables. Parmi ceux-ci, les albinos, des victimes innocentes.

La raison de ces persécutions:  des charlatans véreux véhiculent des informations qui vont jusqu’à prédire que les ossements d’un albinos attirerait la lumière de Dieu.
Pris pour des êtres avec un pouvoir surnaturel, ces derniers sont harcelés, violés, tués et sacrifiés (cf. la note de l'OFPRA).
Le manque d'éducation, l’ignobilité des maîtres chanteurs et la cupidité de leurs interlocuteurs sont à la base de cet acharnement.
L'albinisme est tout juste une mutation génétique héréditaire qui fait que les individus concernés n’ont pas assez de mélanine dans leur peau.
L’albinisme est présent chez tous les espèces vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens, et reptiles), chez des invertébrés (mollusques et insectes) et aussi chez les plantes.

L’albinisme étant un phénomène naturel répandu, il est donc désolant de voir que certaines croyances et pratiques, entraînent une discrimination envers les albinos et en font des cibles.

 

SOS contre les exhumations de corps et les vols perpétrés dans les cimetières


La profanation des tombes est devenue monnaie courante au Sénégal.

Le cimetière musulman de Pikine est en train de remporter la palme d’or, eu égard aux informations relayées par la presse sénégalaise locale (L’Observateur, Le Quotidien et Le Populaire).
Au niveau de ce cimetière, situé dans la banlieue de Dakar, plusieurs cas d’exhumations de corps ont eu lieu et des morceaux de linceuls emportés. Des pratiques qui ont valu aux fossoyeurs, acteurs ou complices des malfaiteurs de faire l’objet de jugements et de condamnation.

D’autres prévenus ont été aussi surpris dans d’autres localités du pays en train d'enfouir nuitamment, dans des tombes, des talismans, des animaux et autres objets.

En 2012, le cimetière de Saint Lazare de Béthanie a subi le même sort.
Des criminels, mus uniquement par le gain facile, ont profané 57 tombeaux. Ils ont emporté des statues en bronze du Christ, incrustées sur les croix.

Des prêcheurs et des dignitaires religieux, très outrés, ont eu à se prononcer sur la question.
Pour l’islam et le christianisme, la profanation est un acte ignoble. Elle n’est acceptée ni par la morale ni par les coutumes.
 

SOS contre la récurrence de l’enlèvement des enfants


L’enlèvement des enfants est aujourd’hui un fléau qui prend de plus en plus d’ampleur au Sénégal.
Ce phénomène inquiétant, très peu médiatisé auparavant, est fortement relayé de nos jours, par la presse en général et les réseaux sociaux (facebook, whatsapp) en particulier.

Depuis des mois, il ne se passe pas une semaine sans que des cas d’enlèvement d’enfants ne soient signalés.
Des parents déboussolés contactent les médias locaux et comptent sur la population pour partager la photo des disparus en ligne.

Certes, il y a des cas heureux où les enfants sont retrouvés quelques jours après. Mais, souvent, ce n’est pas le cas.
Des vidéos et images choquantes sont partagées sur facebook ou whatsapp montrant des corps d’enfants sans vie.

Une pratique qui a fini de prendre des proportions inquiétantes, laquelle installe la peur et la psychose chez les populations comme l'a relevé l'APS.
 
 

SOS la société sénégalaise manque de repères


La religion et la morale ne sont plus ancrées dans certaines couches de la population qui se disent pourtant croyants: ces derniers confient leur âme à des charlatans, des sorciers, ou encore maîtres de pratiques occultes qui leur font faire d’ignobles sacrifices pour arriver à leur fin.

On assiste à une régression continuelle des valeurs morales, religieuses et des mentalités au Sénégal. Dès lors, le mérite et la compétence ne sont plus érigés en règle d’or.

Certaines couches de la population ne croient plus en elles-mêmes ?

Elles pensent que des pratiques mystiques leur permettront de forcer leur destin et de parvenir à une ascension sociale rapide... tandis que d’autres, face à l'impunité ou encore l'inefficacité de notre système judiciaire, violent, tuent et s’en prennent à une couche de notre population vulnérable, juste pour leur plaisir.
Durant les années électorales, on assiste souvent à une recrudescence des actes de profanation des tombes, la découverte de corps sans vie et de corps mutilés. Toutes choses qui présagent de crimes rituels crapuleux.

Les actes de charlatanisme ne s’arrêtent pas uniquement aux cas de figures citées. Le mobile de ce phénomène est multiple et plus profond, et chacun y va selon ses propres intérêts et ambitions.

Le présent listing, non exhaustif, retrace l’ampleur et la complexité des aspects liés à la sorcellerie et aux sacrifices humains.
Ces pratiques consistent, entre autres, à combattre un adversaire, détruire la vie d’un concurrent ou ennemi, se hisser au sommet de son art, goûter aux délices du pouvoir, régner en maître, s’assurer une certaine célébrité, accroître son business, se munir de protections, bénéficier d’une promotion politique, bénéficier d’une ascension sociale, s’accaparer des biens d’autrui, s’enrichir sans impunité, rentrer dans les bonnes grâces d’une haute personnalité ou de son marabout.

Il semble très paradoxal et inquiétant, qu’au Sénégal, un pays composé respectivement de 96,1 % de musulmans, 3,6% de chrétiens et 0,3% d'animistes se prêtent à des actes malsains qui enfreignent les lois divines dans leurs règles les plus élémentaires.

 

Sommes-nous prêts à administrer un traitement de choc et débarrasser notre société de ses maladies ?


Il serait temps d’aborder ses sujets sensibles et créer une discussion nationale avec comme participants des ministères, des représentants des ONG, des acteurs de la société civile, des associations, des syndicats d’enseignement, des collectivités locales.
Il faudrait notamment  des personnes ressources, des sociologues, des psychologues, des scientifiques et des dignitaires religieux.

Ces discussions devraient nous permettre d’aborder, entre autres, les sujets suivants :
  • pourquoi, notre société est arrivée à ce niveau de déchéance ?
  • A qui/quoi imputer la responsabilité ?
  • Quelles sont les mesures idoines à prendre pour faire face à ces phénomènes perturbants et récurrents de nos jours ? 
  • Les lois en vigueur punissent-elles suffisamment les délinquants ?

A bon entendeur, salut.



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