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La méconnue Cathédrale de Dakar



11 Mars 2018 - 12:00

Située au cœur du Boulevard de la République, dans la commune de Dakar Plateau, la Cathédrale de Dakar est le plus grand sanctuaire catholique du pays. Sa conception découle du souhait, émis par le comité du Souvenir africain, de rendre hommage aux combattants africains morts en France.

Avec sa grandeur, son architecture, la cathédrale de Dakar mérite l'attention. Elle est aussi le symbole de la concorde unique entre les communautés religieuses au Sénégal, pays majoritairement musulman.


Vue générale de la cathédrale 1936
Vue générale de la cathédrale 1936

Un lieu chargé d’histoire

Le cachet esthétique de cet édifice sacré maquille un historique palpitant à propos des méandres de sa réalisation.

La Cathédrale serait en effet bâti sur un ancien cimetière musulman lébou.
Le site a été alloué par le gouvernement colonial d’antan à Monseigneur Hyacinthe-Joseph Jalabert, onzième vicaire apostolique de Sénégambie, dont l’ambition majeure était d’y réunir et honorer symboliquement tous les combattants africains.

Lancé en 1910 sous l’égide du père Brottier, le projet lui sera retiré quelque temps après pour des raisons médicales avant d’être confié à Monseigneur Jalabert.
 


Ce projet ambitieux sera stoppé dès sa conception par la grande Guerre (1914-1918) qui secouera le monde entier.
La fin de celle-ci sonnera enfin le début des travaux avec la pose de la première pierre le 11 novembre 1922.
Ils furent confiés à l’architecte C. Wulffleff sous l’égide de Monseigneur Hunsec et Monseigneur Grimault du Souvenir africain.
 
Ladite Cathédrale sera "consacrée" le 02 février 1936 par l’archevêque de Paris, le Cardinal Jean Verdier, sous le patronage de Notre Dame des Victoires du même nom que la Basilique parisienne.

L’histoire retient en particulier que cette cathédrale a abrité la célébration des obsèques du 1er Président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, en 2001.


Le cardinal Hyacinthe Thiandoum décédé en 2004 y repose, lui, derrière l’autel.
De son vivant, le Cardinal Thiandoum entretenait d'excellentes relations avec les chefs religieux du Sénégal et aura joué un rôle majeur dans le dialogue Islamo-Chrétien.

Ce dernier est le premier des trois archevêques sénégalais à avoir dirigé les lieux devant le cardinal Théodore Adrien Sarr et monseigneur Benjamin Ndiaye actuel archevêque émérite de Dakar.

 
Les 3 dignitaires religieux sénégalais qui se sont succédés de gauche à droite
Les 3 dignitaires religieux sénégalais qui se sont succédés de gauche à droite

Une architecture majestueuse symbole d’unité africaine


Outre le caractère solennel du projet de construction de la Cathédrale de Dakar, force est de constater que l’ambition ne s'est pas limité tout simplement à réunir et honorer les combattants africains morts au service de la France.
 

Cariatides de la Cathédrale de Dakar vue de l'extérieur
Cariatides de la Cathédrale de Dakar vue de l'extérieur
Cette Cathédrale incarne parfaitement l’unité africaine car sa conception reflète la pluralité des identités africaines.

Les deux immenses tours juxtaposées qui surplombent la Cathédrale sont d’inspiration soudanaise.
Quant aux coupoles et aux terrasses, elles offrent un cachet byzantin.
Les jeunes filles faisant office de cariatides (statues) développent, elles, des terminaisons peules !

Coupole de la cathédrale
Coupole de la cathédrale

Le volet cosmopolite de la Cathédrale s’illustre encore davantage dans la construction avec à la clef la convocation de matériaux d’origines africaines tels que le grès rose du Soudan, les marbres de Tunisie, le bois massif du Gabon.
Ces matériaux sont combinés aux dalles réalisées en granit de Bretagne et aux ornements et autres décorations de bronze réalisés à Auteuil par les orphelins du père Brottier.

De visu, le premier élément qui attire notre regard, du fait de son caractère magistral, est l'immense coupole qui surplombe le bâtiment.


Parsemée d’une vingtaine de fenêtres qui conditionne sa luminosité, la coupole occupe en effet le centre d’une construction en forme de croix grecque.
Sur le seuil du Bâtiment, il vous sera donné de lire, sur le grand portique d’entrée, l’inscription “A la vierge Marie mère de Jésus” qui vient remplacer l’ancienne dédicace “A ses morts d’Afrique, la France rend hommage”

A côté de son caractère sacré, la cathédrale Notre Dame des Victoires constitue une carte postale de la capitale sénégalaise et, avec le concours d’autres prestigieux édifices sacrés, elle offre davantage de perspectives au tourisme religieux.




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