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Le Mondial, la crème et le summum du football mondial



Idrissa
15 Février 2018 - 13:20

Le Mondial 2018 approche à grands pas.
Nous sommes à 4 mois de cet évènement phare de la FIFA. Lequel évènement est organisé tous les 4 ans et est attendu par le monde du sport en général et les férus du football en particulier.


Cette compétition dépasse tous les entendements

Le football de nos jours n’est plus un jeu et ne se limite plus à l’art de taper uniquement sur le ballon.
Il constitue bien au contraire une vraie industrie et un moyen d’insertion, de réussite et de promotion culturelle, économique et sociale.
 
Pour preuve, le budget 2017-2018 du FC Barcelone est de 897 millions d’euros (587 milliards de Francs CFA !), plus de 100 millions supérieurs à celui du Real Madrid qui suit dans la hiérarchie.
Des salaires astronomiques sont payés aux meilleurs pratiquants du monde. Selon le journal L’Equipe, Lionel MESSI, serait le joueur le mieux payé en Europe avec un salaire mensuel de 8,3 M€ (plus de 5 milliards de Francs CFA) suivi de Cristiano Ronaldo qui émarge à 3,5 M€.

Par ailleurs, le pays vainqueur de la coupe du monde 2014 a perçu un pactole de 25 600 000 M€ (près de 17 milliards de Francs CFA).
Pour toutes ces raisons, le football suscite bien des appétits. La Coupe du monde, le miroir du football mondial, est donc devenu un évènement majeur, une attraction, une foire multidimensionnelle et chaque acteur y va et s’y investit pour ses propres intérêts.
 
Pour ce qui nous concerne, nous autres sénégalais, le Mondial de football, dont nous avons eu à goûter aux saveurs en 2002, peut nous faire valoir bien des avantages incalculables et insoupçonnés.
 

Cette pratique sportive aura un impact dans plusieurs domaines et aspects, entre autres :

La participation du Sénégal à la cour des grands : Le Sénégal a une occasion rêvée de participer au summum du football mondial, renforcer sa diplomatie, rivaliser avec les plus grands pays du monde et vendre davantage son image, bénéficier des retombées financières et développer son football local.
 
La promotion de l’élite du football sénégalais : Les footballeurs professionnels ont une bonne opportunité de s’affirmer, se valoriser, se vendre, augmenter leur valeur marchande, fasciner les recruteurs, susciter des contrats assez alléchants dans les grands clubs.
 
Une bonne bouffée d’oxygène pour le football local : Le football sénégalais sera plus crédible au niveau des instances du football mondial, se fera respecter davantage et bénéficiera de retombées financières assez substantielles pour lui permettre de se développer. 
 
La valorisation de l’expertise locale sénégalaise : Le fait qu’un sénégalais bon teint qualifie l’équipe nationale et assure son coaching pendant les joutes du football mondial, met en valeur l’expertise sénégalaise, augmentera la crédibilité des personnes ressources locales et leur confèrera une valeur ajoutée.
 
Une plus-value de l’économie sénégalaise : Les hommes d’affaires du pays pourront se frotter les mains, grâce à l’augmentation de leurs chiffres d’affaires, concernant la vente de postes de téléviseurs et les subsides résultant des abonnements aux chaines internationales, diffuseurs des compétitions. Les autres segments de l’économie vont profiter de l’aubaine et se faire les poches, en s’activant dans la vente de maillots, de drapeaux, de drapelets et autres gadgets.
 
L’union des cœurs et la mobilisation sociale des sénégalais : Les sénégalais, amateurs du bon football, pourront se rassasier, vivre leur dada, passer de bons moments dans leurs foyers.
La compétition servira de levain, de sève nourricière, d’élément catalyseur et d’impulsion de l’amour que les sénégalais ont pour leur pays et son drapeau, de l’unité et la solidarité nationale, ainsi que de l’éveil de la fibre patriotique et de la fierté nationale.
 

Une bonne participation du Sénégal au mondial au mondial 2018 et son niveau de performances, appelle de notre part une série de mesures idoines à mettre en œuvre. Elles consistent à :

Tirer les enseignements du passé : En 2002, le Sénégal a fait une participation mémorable couronnée par une élimination de justesse en quarts de finale, après prolongation.
Dès lors, fort de cette expérience, il y a une nécessité absolue d’ouvrir les tiroirs, réchauffer les dossiers d’évaluation de cette compétition et se remémorer les enseignements tirés.
 
Revoir la taille et la forme de la délégation du Sénégal : Une bonne participation au mondial demande la sérénité et un choix judicieux des membres de la délégation.
La priorité concerne naturellement les compétiteurs (joueurs, staff technique, médical et autres personnels).
Un deuxième niveau, composé par les fédéraux et les représentants du ministère des sports. Dans la délégation, choisir des hommes crédibles et intègres, parlant le même langage et dotés de savoirs et de savoir-être avérés.
Un psychologue et un joueur du mondial 2002, talentueux, doté d’une bonne probité morale, ne seraient pas de trop dans la délégation.    
 
Créer une bonne atmosphère, assurer la sérénité, gages de bonnes performances : Le montant des primes allouées aux  joueurs et à leur encadrement et leurs paiements, à dates échues, sont souvent sources de polémiques, de déstabilisation d’un groupe et se répercutent sur le plan sportif : absence de concentration et diminution de l’élan et des performances. Des mesures allant dans le sens de prévenir ces genres de situation, doivent discutées et faire l’objet d’un consensus.  
 
Assurer un bon management du groupe : La notion de groupe demande une solidarité agissante, une attente parfaite, un respect réciproque et la soumission aux consignes du staff technique. Chaque joueur doit se considérer comme un élément d’un ensemble, oublier son égo et se dire que la victoire n’appartient à personne, elle est la résultante du travail de chacun et de tous.
Un code de conduite aiderait à mieux prendre en compte ces aspects.
 
Faire un choix sans complaisance des joueurs : Cet exercice demande une élaboration de critères pertinents pour la sélection des footballeurs, poste par poste, en tenant compte des éléments les plus performants, les plus compétitifs, les plus aptes physiquement et les plus disciplinés.
 
Assurer les conditions idoines de la performance : Une bonne préparation consiste à espionner les adversaires, décoder les aspects concernant leur organisation du jeu, leurs techniques et tactiques, identifier leurs points forts et leurs points faibles et mettre en place des stratégies pour les contrôler et les vaincre.
Ces stratégies doivent inclure un choix judicieux de sparring-partners et une bonne dose de compétition.

Renforcer les capacités du staff technique : Un jeune coach et son staff ont réussi à qualifier l’équipe et méritent les honneurs et la reconnaissance de tout un peuple. Seulement, force est de constater  que l’équipe, malgré les joueurs de qualité réunis en son sein, a présenté plusieurs visages avec un jeu parfois décousu, un groupe souvent changeant et des remplacements parfois inexplicables.
Ne serait-ce que pour cela et pour d’autres considérations consistant à relever le niveau de jeu et accroître les performances de l’équipe, il y a une impérieuse nécessité de renforcer l’encadrement technique tout en évitant de déstabiliser le groupe.
 
Créer un bon climat de collaboration entre les acteurs : La presse locale va déployer des moyens assez substantiels pour assurer une bonne couverture du mondial et jouer sa mission, celle d’informer à temps réel les sénégalais.
Elle va tout faire pour s’acquitter correctement et sans complaisance de sa mission. Les fédéraux et les techniciens doivent leur faciliter la tâche.
A cet effet, un schéma de collaboration entre les parties devrait être discuté et mis en œuvre. Ce procédé pourra prévenir les conflits, éviter les états d’âme et bonifier les relations.  
 
Créer les conditions d’une participation honorable au mondial : Toutes les mesures énumérées ça et là ont une seule et même résultante : celle de faire en sorte que Sénégal fasse une participation honorable au mondial.
Une telle compétition demande que l’équipe soit prête au bon moment.

Point de complexe, point de découragement, point d’auto-satisfaction; la gagne comme slogan !

La compétition demande également un choix judicieux des sites d’accueil et de séjour de l’équipe, la mise en place d’un système performant de récupération des joueurs, une alimentation des joueurs, taillée sur mesure et une planification rigoureuse et pointue de la gestion de la logistique et des déplacements.


A bon entendeur, salut

Le Mondial, la crème et le summum du football mondial



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