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Le Parc National des oiseaux du Djoudj, 3ème réserve ornithologique au monde



Pape Matar Badji
22 Novembre 2018 - 10:11



Le Parc National des oiseaux de Djoudj, créé en 1971, est localisé à une soixantaine de kilomètres dans la région nord du Sénégal prés de Saint-Louis.

Occupant la troisième place du podium des réserves ornithologiques du monde, son écosystème exceptionnel est le cadre idéal pour l’épanouissement total d’une biodiversité inouïe.
Avec ses 16 000 hectares de superficie, le parc abrite près de 363 000 espèces d’oiseaux soit près de 3 millions de volatiles venant de tous les horizons pour s’y rencontrer le temps d’une hivernation ou d’une nidification.
 


Un sanctuaire écologique


Tous les paramètres sont réunis pour faire du parc national de Djoudj plus qu’un havre de paix pour ses occupants.
Allant des étangs aux bras morts en passant par un grand lac entouré de cours d’eau interconnectés tels de petits oasis nichés dans le désert du Sahara, la nature a doté à ce site d’incroyables atouts naturels. Ces atouts favorisent et facilitent bien évidemment le développement de cette avifaune qui peuple les lieux.

Djoudj offre par la même occasion la plus grande plateforme de reproduction de pélican blanc en Afrique de l’Ouest.
Une bonne partie des oiseaux provenant de l’Europe y font généralement escale pour profiter de ses eaux remplies de poisson répartis en 92 espèces de 27 familles.
Le parc national des oiseaux de Djoudj garantit aussi un asile à différentes espèces en danger d’extinction comme la grande Outarde arabe mais aussi la grue couronnée.

Les lieux ne sont pas strictement peuplés par les volatiles: soulignons la présence d’une faune terrestre constituée notamment de singes, de phacochères mais aussi la présence de reptiles tels que les varans, les pythons et les crocodiles.

Toute ces animaux s’épanouissent au sein d’une flore diversifiée composée de près de 132 espèces participant au décor de cette symphonie ornithologique inouïe qui rythme les bords du fleuve.
 


Un joyau écologique en grand danger

© Evergreen
© Evergreen

Sa classification depuis 1977 en tant que site Ramsar et son inscription en 1981 au patrimoine mondial de l’UNESCO ne garantissent pas une sécurité totale pour le parc. Il encourt un réel danger suite au changement climatique mais aussi l’action de l’homme.

Ainsi le vaste projet de culture rizicole initié par le Gouvernement du Sénégal dans le delta du fleuve Sénégal avec une superficie couvrant près de 32 000 hectares soit le double même du parc n’est pas sans poser question.
Pour atteindre l’autosuffisance en riz, de nombreuses stratégies ont été initiés dans cette partie du delta du Sénégal. Cependant le recours aux produits pesticides dans la culture rizicole participe activement à la contamination des sols de la zone d’autant plus que la majeure partie des zones cultivables ne disposent pas d’installation de drainage pour faciliter l’évacuation des affluents agricoles.

Quant à l’élaboration du barrage de Diama, il a considérablement impacté la quantité d’eau du parc en baisse depuis. Ce danger se vérifie notamment par la présence de la plante Typha, une menace sérieuse pour la vie sous-marine, le principal menu des milliers d’oiseaux.
La salinisation des eaux contribuent aussi à la raréfaction des nids d’oiseau.

Ces alertes sont confortés par un rapport publié par l’UNESCO en avril 2016 citant le parc parmi les 114 sites naturels mondiaux menacés comme pour tirer la sonnette d’alarme.
 

Un site touristique très prisé


Le parc national des oiseaux de Djoudj n’attire pas que des populations ornithologiques. Chaque année, ils sont des milliers de visiteurs (entre 5 000 et 10 000) venant de tous les coins du monde pour explorer de plus près les merveilles que propose ce paradis saint-louisien !

Pour garantir un paisible moment de détente et de découverte, les autorités en charge de la gestion du parc ont réalisé d’énormes aménagements notamment l’édification d'hôtels, d’auberges, de campement…
Associer à cela des excursions organisées par les guides du parc à l’aide de pirogues ou encore des miradors pour contempler de plus près le spectacle exceptionnel offert par cette sublime avifaune, voilà un lieu à visiter !

 


TARIFS ET HEURES D’OUVERTURE

 

Permis d’entrée : 2 000 F / personne

 

Balade en pirogue (environ 1h30) : 4 000 F / personne

 

Entrée véhicule : 5 000 F

 

Heures de visite : de 8h00 à 18h00

 

Durée de la saison : Novembre - Juin

 

Meilleure période de décembre à mars.

 




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