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Les tueurs d'espoir : nos dirigeants africains



El Hadji Cheikhou Sall
23 Février 2018 - 20:20

De nos jours, les jeunes africains ne peuvent plus considérer leurs dirigeants comme des références.
Ces dirigeants prônent le changement mais agissent différemment.



Emergence un mot qu’on utilise sans pour autant en mesurer la portée ?

Parler d'émergence dans un pays comme le Sénégal, c'est ainsi insulter l'esprit du peuple.
On parle de pays émergent pour décrire une nation dont la situation économique est en voie de développement.
Cette croissance est calculée selon le PIB, les nouvelles infrastructures, ainsi que le niveau et la qualité de la vie.
 
Croit-on que le Sénégal colle à cette définition ? Je crois que NON
 
Dans un pays où les infrastructures sont quasiment inexistantes et les rares d’entre elles sont localisées dans la capitale, il y a vraiment du boulot à faire et une équation à résoudre avant de crier EMERGENCE.
 
Hélas, l’emploi de ce mot actuellement n’est qu’un vœu pieux.
Nous ne sommes ni dans la voie, ni encore prêts à faire les sacrifices nécessaires pour y arriver.
 

Les tueurs d'espoir : nos dirigeants africains

C'est quoi le développement ?

Le Développement, comme le disait l’illustre économiste François Perroux, est 
«la combinaison des changements mentaux et sociaux d'une population qui la rendent apte à faire croître cumulativement et durablement son produit réel global ».
 
Alors "c'est maintenant le moment" comme le disait le Docteur Luther King "d’ouvrir les opportunités à nos enfants", de changer nos mentalités, d’investir dans l’éducation des plus jeunes, d’instaurer, depuis leur bas âge, l’esprit de leadership et d’entreprenariat, d’impliquer les enfants du cycle primaire à des projets communautaires.
 
Une fois ce travail réalisé au préalable, il est possible d’aspirer, dans 20 ans minimum, à une dynamique qui portera espoir.
 

Un ami m'a dit un jour :

« mon frère, la plupart des dirigeants africains changent de mentalité, une fois élus. La seule façon pour les pays africains de se développer est d'apporter une volonté et une mentalité fortes fondées sur la confiance, le travail acharné et surtout le respect du temps et des bonnes stratégies de développement axées sur les résultats’’.
 
Ainsi, nous, la jeune génération, nous nous devons de commencer à élever notre voix pour qu'elle soit entendue !

Ne restons pas inactifs à ne rien faire et à continuer à nous plaindre des systèmes mis en place par nos dirigeants : il faut que nous soyons des acteurs de ces systèmes.
Il nous faut montrer qu’il y a bel et bien des solutions de sortie de ses situations économiques désastreuses.
 

Devons-nous penser que quelqu’un d’autre viendra changer notre terre ?

Comme, le dit  une citation wolof : « Ndimeul nassa fek lokhol borom »
Soyons donc une jeunesse proactive !
 

Agissons comme de vrais acteurs du changement et évitons de regarder le match « challenge du siècle » depuis les tribunes.
Osons inventer l’avenir et nos efforts nous jugeront.
 
Je conclurai, en faisant mienne la citation du Feu capitaine Thomas Sankara : « La meilleure façon de vivre en liberté et dans la dignité est de vivre Africain ». 



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