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Présidentielle 2019 : le portrait d'Idrissa Seck, candidat déclaré



La rédaction ILS
26 Juillet 2018 - 09:47


Idrissa Seck : l’enfant adulé du "cayor"

Le personnage est né le 09 août 1960 à Thiès et porte bien ses 58 bougies. Il est l’actuel président du Conseil départemental  de Thiès, après avoir été maire de la ville ‘aux deux - gares’ 12 ans durant. Cet d’homme d’Etat et de défi, surnommé "ndamaal cayor" , surnom qui lui colle bien à la peau, eu égard à sa petite taille et son appartenance  au "cayor",  terre symbolisant  le refus, l’honneur, la bravoure et la dignité.

Cet  homme, à la grosse tête, de teint noir, au sourire facile, le crâne toujours rasé, se nomme Idrissa Seck. il est issu de parents très modestes. Son père marchand ambulant, spécialiste de la vente de  friperies, n’a ménagé aucun effort pour lui assurer un bon cursus scolaire. Derrière ce grand homme, il y a une grande dame, sa seconde moitié du nom de Ndèye Penda Tall, n’est pas connue du grand public. Ses proches la décrivent comme une épouse simple, discrète et d’une grande piété.

La mise de “ndamaal cayor”  est impeccable, les costumes européens et les tenues traditionnelles, qu’il sait alterner, selon les circonstances, lui vont bien. On apprécie ou on n’apprécie pas l’homme mais aucun sénégalais ne nie son intelligence, son génie et ses dons d’orateur hors-pair.
 


Idrissa Seck : un cursus scolaire exemplaire et une vie professionnelle bien remplie

Ce jeune élève d’alors a fait un parcours honorable.
Les performances suivantes en attestent : toujours premier de sa classe au cycle primaire, major de sa promotion à l’examen du Diplôme fondamental d’études moyennes et ancien lauréat du Concours général qui consacre les meilleurs élèves du cycle secondaire du  Sénégal.
Son parcours universitaire n’a pas été en reste. En effet, il a fait de brillantes études à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, ensuite  à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et puis  a été sélectionné pour suivre une formation à l'Université Princeton des Etats Unis.

Le cursus scolaire et universitaire de Idrissa Seck et sa fréquentation de l’école française, ne l’ont pas empêché de mémoriser le saint coran et de maîtriser les bonnes pratiques islamiques, ce qui lui vaut  le surnom de "Mara", un diminutif de marabout.
Ses détracteurs lui reprochent d’utiliser ses connaissances en droit islamique et les hadiths du prophète, pour séduire et appâter son public.

A la fin de ses études, "Mara" a préféré revenir au pays natal. Le raccourci très simple de rejoindre la fonction publique sénégalaise qui s’offrait à lui et d’occuper des postes clés, n’a pas figuré dans ses plans.
En lieu et place d’un statut dans l’administration, il a frappé à la porte du secteur privé pour faire valoir ses compétences en Management, Finance et Stratégies de développement.
 


Idrissa Seck : un homme d’Etat et un homme politique qui totalise 44 ans de militantisme politique

Le virus de la politique l’a piqué très jeune. ‘Mara’ a adhéré  au PDS, à l’âge de 15 ans, un parti d’opposition dirigé par le rusé et brillant avocat Me Abdoulaye Wade.

Son  intelligence, son génie créateur, ses compétences, son  courage et sa force de caractère ont forgé son destin. S’y ajoute  la confiance aveugle que lui vouait son mentor Me Abdoulaye Wade. Dès lors, il a eu un brillant parcours politique. Ses nominations, à la station de Numéro 2 du PDS et ensuite au poste stratégique de Directeur de campagne du candidat Wade , en sont une parfaite illustration.
En dehors d’une carrière politique bien remplie, il a eu à occuper des responsabilités au niveau le plus élevé de l’appareil de l’Etat, en qualité de ministre du Commerce, de l’Artisanat et de l’Industrialisation dans le gouvernement élargi du Président Abdou Diouf, ensuite de ministre d’Etat, Directeur du Cabinet du Président Wade et enfin de Premier ministre de ce dernier.
 


La période de disgrâce de Idrissa Seck et le supposé protocole de Reubeuss

Présidentielle 2019 : le portrait d'Idrissa Seck, candidat déclaré

A un moment donné de son compagnonnage avec le Président Wade, alors que tout lui souriait, Idrissa Seck a connu un triste sort et la traversée du désert.

A la surprise générale, il se voit reprocher sa gestion des chantiers dits de Thiès . Comble de malheur, Idrissa Seck écope d’une  incarcération en prison en juillet  2005. La majorité parlementaire libérale ayant voté le 31  juillet  2005 sa mise en accusation, devant la Haute cour de justice, pour détournement de fonds dans les chantiers de Thiès, corruption, faux et usage de faux, atteinte à la Défense nationale et à la Sûreté de l'État.
Les non-initiés ignorent jusqu’à maintenant les vraies raisons du divorce entre un père et son fils adulé. Cependant, au début de l'année 2006, "Mara" bénéficie tour à tour d'un non-lieu pour l'accusation d'atteinte à la Sûreté de l'État, ainsi que sur le dossier des chantiers de Thiès.
Il est libéré discrètement le 7  février 2006, après 199 jours passés en prison. Un supposé Protocole de Reubeuss est passé par là selon certains informateurs.
 


Les tentatives encore vaines de Idrissa Seck de présider aux destinées du Sénégal

Quoi de plus normal que “ndamaal cayor”,  après ce parcours si élogieux, un savoir- faire avéré, des sympathisants, des inconditionnels acquis à sa cause, ne puisse pas avoir des ambitions légitimes, celles de présider aux destinées de son pays, imprimer sa propre marque et mettre à contribution son savoir-faire, son expérience et ses relations pour hisser le Sénégal sur les  rampes du développement et de la prospérité.

Ce vœu tarde encore à se réaliser. Ses deux tentatives sont restées vaines.
Aux élections présidentielles de 2000, sous la bannière d’un parti d’emprunt, il avait obtenu des résultats prometteurs : 14,86 % des voix lors du premier tour derrière Abdoulaye Wade (55,90 %).
En 2012, il a connu une désillusion. Lui, le leader du parti Rewmi, qui se proclamait le quatrième Président du Sénégal, a fait une chute libre. Il  s’est retrouvé en cinquième position au premier tour des élections avec seulement avec 7,86 % des voix, soit un manque à gagner de 7 %, par rapport aux élections antérieures.
Cette chute libre traduit une rupture et un manque de confiance de ses électeurs d’hier à cause d’un jeu de ruse avec son ex mentor, le Président Abdoulaye Wade, ponctué par des « aller-retour » au palais pour négocier l’impossible avec ce dernier qui ne souhaitait que sa mort politique.
Finalement, le maître a eu raison de l’élève. Beaucoup de ses proches collaborateurs ont quitté le parti Rewmi lui reprochant, entre autres, un égo démesuré, un manque de respect, de reconnaissance et des décisions prises de manière arbitraire.

Suite à cette péripétie, l’opinion publique avait enterré "Mara" pour de bon. Cependant les propos de Cheikh Yérim Seck, journaliste et politologue « un homme politique ne meurt jamais, tant qu’il n’a pas été enterré » semblent lui donner raison.

 

 

En route vers la présidentielle de 2019

Le  parti Rewmi en dormance est en train de renaître de ses cendres et "Mara" de se refaire une santé.
La stratégie consistant à parcourir le Sénégal des profondeurs et aller au contact des militants, des sympathisants et des porteurs de voix, ensuite s’enquérir de la situation des populations et identifier leurs besoins, préoccupations et priorités, semble pour le moment payante.

Cette nouvelle démarche, les critiques acerbes et les interpellations fréquentes d'Idrissa Seck sur le mode de gouvernance du pays, sur les tares et l’incompétence des hommes du pouvoir actuel et les autres récriminations servies au jour le jour, plus corsées les unes que les autres, présagent d’une lutte très serrée entre lui et le locataire actuel du palais pour la conquête du pouvoir.

Ton désir le plus cher, ton rêve de tous les instants "Mara"  était de devenir le quatrième Président de la république du Sénégal. Macky Sall, à la surprise générale, t’a empêché de goûter aux délices du pouvoir suprême. Espérons pour toi que cette fois-ci sera la bonne; sinon, il y a de jeunes prétendants aux dents longues qui attendent avec impatience leur tour ! Attention, pas de faux pas !
 




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