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Présidentielle 2019: le portrait de Macky Sall, Actuel Président de la République Candidat à sa réelection



Idrissa
21 Juin 2018 - 15:21

Il est l’actuel locataire du Palais de la république et préside aux destinées du Sénégal depuis 6 ans. Cet homme, né un an après les indépendances dans la contrée du Sine, porte bien ses 56 bougies.



Macky Sall : l'enfant du Sine

Macky, dont il s’agit, est  issu d’une famille modeste.
Son père officiait en qualité de gardien au service départemental de l’agriculture de Fatick dirigé par feu Macky GASSAMA, son homonyme. Sa mère, elle, s’adonnait à la vente de cacahuètes.
Macky SALL, partage son destin avec Marième Faye SALL, avec qui, il a trois bouts de bois de Dieu. Cette diva jugée courtoise, charitable et très pieuse, apporte un soutien constant à son mari, via un engagement personnel et à travers la Fondation “Servir le Sénégal”.

Macky SALL a passé une grande partie de sa jeunesse à Fatick, une contrée devenue son fief et sa chasse gardée. Pour preuve, il fut magistrat de la ville, responsabilité qu’il a quittée, dès son accession au pouvoir.
Malgré son amour fou pour Fatick, le Fouta, la terre de ses parents et aïeux, ne lui est  pas étranger. Les cultures sérère et pulaar l’ont façonné. Ce métissage a forgé son caractère et sa personnalité.

 


Macky Sall : un engagement politique depuis le lycée

Le virus de la politique l’a piqué très jeune. Après un bref passage à And-Jëf, il divorce avec le dit mouvement et adhère au  PDS, en fin 1980.
Son militantisme, son génie politique et sa patience, lui ont permis de  gravir tous les échelons et se hisser au sommet de la hiérarchie de ce parti. Il devint Président des cadres du parti, et participait à ce titre à la campagne du « SOPI » de  l'élection présidentielle sénégalaise de 2000 qui porta Abdoulaye Wade à la tête du pays.
Il atteint alors le summum de sa carrière politique en avril 2004 avec sa nomination, comme Vice-président du Comité directeur du PDS.

Macky SALL, en dehors de son parcours politique, a eu à occuper de 2001 à 2007 des responsabilités au niveau le plus élevé de l’appareil de l’Etat.
Il a été successivement ministre des Mines, de l'Énergie et de l'Hydraulique, puis ministre d'État, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, porte-parole du gouvernement.

Comme l’appétit vient en mangeant, Macky SALL est nommé Premier ministre le 21 avril 2004, station qu’il occupa trois ans durant, détenant ainsi le record de longévité de cette position précaire sous l’ère Wade.
Pendant son magistère, il a su faire preuve  de tact et de savoir-faire ce qui lui a permis de mettre en chantier les projets présidentiels en veilleuse, lesquels projets étaient considérés par d’aucuns, comme des éléphants blancs.
Il s’agit de l’aménagement de la corniche de Dakar, l’autoroute et le nouvel aéroport Blaise Diagne.

Malgré ces dites performances et les résultats obtenus pour la réélection de Wade en 2007 en qualité de directeur de campagne, ses relations avec son mentor se sont refroidies.
Alors que tout le monde, y compris lui-même s’attendait à une reconduction à la primature, il se retrouve parachuté comme Président de l'Assemblée nationale.


Macky Sall : la rupture avec son mentor Abdoulaye Wade

Sa rupture avec son mentor Wade s’est manifestée publiquement quand Macky, a voulu convoquer et auditionner Karim Wade, le fils du président, sur les travaux de l’Agence nationale de l'Organisation de la conférence islamique (l'ANOCI).
Cette audace et ce courage ont irrité le président Wade. Il fallait dès lors s’attendre au pire et c’est ce qui arriva. L’ordre de rendre son tablier lui est intimé ce qu’il refuse.

Alors bonjour les déboires, son poste de numéro 2 du PDS est supprimé et son mandat de Président de l'Assemblée nationale réduit de cinq à un an. En outre,  il est accusé de blanchiment d’argent et obtint un non-lieu.
Acculé, il finit par abdiquer et démissionner. Atteint dans son amour propre et dans sa dignité, il quitte le PDS le 9 novembre 2008 et renonce à tous ses privilèges et avantages.

Sentant l’heure de la revanche approcher, Macky SALL crée son propre parti "l’Alliance pour la République" (APR), le 1er décembre 2008 avec une trentaine de cadres démissionnaires et ou démissionnés du PDS.

Il obtint des  résultats encourageants lors des élections locales de mars 2009. Fort de ce succès, de la vague de sympathie des sénégalais et des alliances nouées "Macky 2012", Macky Sall, se présenta aux élections présidentielles de 2012 et se classa  second, lors du premier tour avec 26,58 % des voix, contre 34,81 % au Président sortant.
Ensuite, il remporte largement le second tour, avec 65,8% des suffrages, contre 34,2% pour le Président sortant Abdoulaye Wade. Un tir groupé des adversaires du président de Wade, a fini par avoir raison du candidat pour le troisième mandat, celui de trop.


Macky Sall : le coach de "Benno Book Yaakar"

Depuis lors, il préside aux destinées du pays avec la coalition "Benno Book Yaakar" et autres souteneurs avec qui il file le parfait amour.
Avec la coalition  "Benno Book Yaakar", il remporte le oui avec 62,7 % des suffrages, contre 38,26%, lors du  référendum du 23 mars 2016 axé sur la réforme constitutionnelle. Macky et ses alliés remportent également les élections législatives de 2017 en obtenant 125 élus sur les 165 postes de députés en compétition, soit un score large de 76 %.

Ses adversaires politiques entre autres lui reprochent son manque de vision, la mal gouvernance, la politisation de la justice, le non respect de la parole donnée et son jeu de ruse.
Les partis politiques de l’opposition regroupés autour de l’Initiative pour des élections démocratiques  (IED) ne cessent de réclamer, sans succès une gestion transparente et démocratique des prochaines joutes présidentielles : l’adoption d’un bulletin unique, la nomination d’une personnalité neutre chargée de manager les élections et la suppression du parrainage, un supposé piège pour éliminer des candidats prétentieux.

Alors, voilà la guéguerre ponctuée par des contestations, des marches, des meetings, des seetings de l’opposition significatifs, le tout marqué par une absence totale de dialogue entre le pouvoir et l’opposition.

Espérons que le Plan Sénégal émergent, le taux de croissance à plus de 7 %, les réalisations faites et les chantiers en cours, voleront à son secours et lui permettront de reconquérir le cœur des sénégalais et sauvegarder son fauteuil tant convoité par de sérieux prétendants.

 




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