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Présidentielle 2019 : le portrait du candidat déclaré El Hadj Malick Gakou



La rédaction ILS
3 Septembre 2018 - 10:50

Malick Gakou : le chouchou de la banlieue


Né le 17 août 1961 à Dakar, il porte bien ses 57 bougies. De petite taille et d’une noirceur d’ébène, ce banlieusard fier de ses origines se nomme El hadji Malick Gakou. Il a pour parrain Serigne Elhadji Malick Sy, un grand dignitaire religieux du Sénégal.

Les costumes européens des grandes marques et les habits traditionnels qu’il sait alterner selon les circonstances lui collent bien à la peau. Ce monsieur issu d’un milieu défavorisé, maîtrise mieux que quiconque les besoins, les préoccupations des populations de la banlieue. Et la banlieue n'est-elle pas comme un Sénégal en miniature compte tenu de sa diversité ethnique, culturelle et religieuse.
 


Malick Gakou : un exemple de réussite et une fierté de la banlieue

Il fait la fierté de l’école sénégalaise, pour avoir fait ses études primaires et secondaires à Thiaroye, Pikine et Guédiawaye, en pleine banlieue où la réussite des jeunes de sa génération se comptait et se compte encore sur le bout des doigts.

Après quoi, il fait cap sur la Pologne où il a entamé de brillantes études universitaires en Sciences économiques et obtenu avec brio un Master en Commerce international et un Doctorat en Sciences économiques.
 


Malick Gakou : un homme politique engagé et un grand serviteur de l’Etat

De retour au Sénégal, Malick Gakou s’est illustré, en roulant sa bosse un peu partout. Il fut un grand serviteur de l’Etat et a arpenté les escaliers de plusieurs ministères en occupant des postes de Conseiller technique et de Directeur de cabinet. Il a également fait les beaux jours du Conseil économique et social en qualité de Conseiller spécial.
Il finit par voler de ses propres ailes et vendre son expertise et son savoir-faire, en qualité de Consultant et s’ouvrir dans le monde des affaires en devenant Administrateur de sociétés.

Gakou a flirté tôt avec la politique et a milité successivement au Parti socialiste du défunt président Senghor et du président Abdou Diouf puis fait partie des membres fondateurs du parti Alliance des Forces de Progrès (AFP) de Moustapha Niasse où il a gravi les échelons, jusqu’à occuper le poste stratégique de numéro 2 du parti.

Parallèlement à ses fonctions, Gakou a occupé des fonctions de Conseiller municipal de la ville de Guédiawaye et de Président du Conseil régional de Dakar.

En dehors d’une carrière politique bien remplie, El Hadj Malick Gackou a eu à occuper des responsabilités au niveau le plus élevé de l’appareil de l’Etat.
A cet effet, il a dirigé le ministère des Sports, une nomination judicieuse et méritée pour un homme du sérail. Cependant on ne lui a pas laissé le temps de mettre en pratique son expérience, son savoir et son savoir-faire au service du sport de son pays.
 


Malick Gakou : un amoureux du sport

Ce passionné de sport et cette personnalité fière de ses racines, a dirigé 18 ans durant  le Guédiawaye FC.
Son rêve de mettre sur pied un grand club de ville, n’a pas pu aboutir. Il a fini par rendre le tablier tout restant dans l’entourage immédiat du club. Son départ a été très mal vécu par le club, dont il était le principal bailleur.

El Hadj Malick Gackou faisait partie des hommes forts de la FSF du début des années 2000, jusqu’à la désillusion de Ghana 2008 où il rendit le tablier.

Candidat à la Présidence de la FSF, après l’année d’intermède du Comité de normalisation de la Fédération sénégalaise de football de  2008-2009, Malick Gakou n’a pu faire aboutir son projet et décliner ses ambitions.

Gakou, le banlieusard, ne pouvait pas ne pas s’intéresser à la lutte, une pratique sportive populaire, une sorte de religion et de promotion économique et sociale des jeunes de la banlieue.
Son amour pour ce sport traditionnel populaire, sa proximité avec les lutteurs, son engagement, ses largesses, lui ont valu la reconnaissance des acteurs de la lutte. Pour preuve, il a eu à occuper le poste de Président  d’honneur de l’Ecole de lutte Balla Gaye.
 


Malick Gackou : un homme courageux, un homme de principes et de valeurs

Il a dirigé le ministère du Commerce, station qu’il quitta pour des convenances personnelles non encore élucidées.... un phénomène tout de même par ces temps qui courent car ne faisant pas partie de la culture des hommes politiques sénégalais.

Gakou a fait part d’un courage exemplaire en défiant publiquement son mentor, le vétéran Moustapha Niasse.
Le probable candidat du parti de par sa position de numéro 2 du parti et compte tenu de l’âge avancé du leader du parti s’attendait à être propulsé comme le candidat déclaré du parti aux élections Présidentielles de 2017. Quelle ne fut sa surprise quand il entendit Moustapha Niasse soutenir la réélection du Président Macky Sall ! Quoi de plus normal de marquer sa désapprobation et sa déception !
Il lui a été reproché de s’être démarqué de cette décision et d’avoir orchestré une fronde lors d’une réunion du parti. Le Comité de discipline de l’Alliance des Forces de Progrès, n’attendait que cette occasion pour se séparer de ce jeune homme ambitieux.

Malick Gackou a saisi la balle au rebond et a porté sur les fonds baptismaux un parti dénommé Grand Parti « Suxali » Sénégal (GP). Cette formation politique est d’obédience socio-libérale.
 


Malick Gackou en route vers la présidentielle de 2019

Ses anciens collaborateurs de l’APR  lui ont tressé des lauriers et le décrivent, comme un homme au "commerce facile", mais aussi un homme  "généreux, loyal et fidèle en amitié", ensuite "un homme libre qui dit ce qu'il pense, là où il le pense" ; puis "un homme digne qui veut toujours garder sa liberté". Des qualités tout de même rares et recherchées chez un leader politique.

Gakou, à cause de l’injustice subie et de son ambition légitime de contribuer à l’essor économique social et culturel de son pays, ne pouvait déroger à la règle. Dès lors, il se positionne comme un prétendant au fauteuil présidentiel pour les joutes de 2019.
Pour ce faire, il a été le premier candidat à décliner son programme de gouvernance une fois élu Président de la république.
Espérons pour lui que son aura, son savoir-faire et son savoir-être, dépasseront les frontières de Guédiawaye, se répandront à travers tout le pays et contribueront à la victoire d’un jeune leader de la banlieue : un évènement inédit.
 




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